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L'Académie CANLEAD au service de l'Afrique

par Emmanuel Dieudonné Kaldjob, PhD

27 avril 2018

Richard Martin, Président-directeur général et cofondateur de l’Académie canadienne de leadership et développement du capital humain (CANLEAD) dirige depuis une douzaine d’années Alcera Conseil de gestion, une société-conseil canadienne de consultation et formation en leadership qui aide et encadre les dirigeants d’entreprises publiques et privées et des entrepreneurs ambitieux à faire face aux défis de performance dans leurs processus de prise de décisions pour atteindre des sommets toujours plus hauts de leadership, de mobilisation, de productivité et de rentabilité.

 

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Richard Martin, Président-directeur général et cofondateur de l’Académie canadienne de leadership et développement du capital humain

Diplômé du Collège militaire royal du Canada, M. Martin a été officier d’infanterie au sein de l’Armée canadienne pendant plus de 20 ans et a dirigé et participé à des opérations militaires en Bosnie, en Afrique, en Europe et au Proche-Orient. Mr. Martin a été responsable de formation au ministère de la Défense nationale du Canada pendant plusieurs années, où il a développé une grande expertise en matière de gestion et gouvernance pour les projets d’envergure de l’État.

Diplômé d’enseignement supérieur en gestion des projets de l’Université du Québec, il est chargé de cours en gestion de projet, en services conseils et en management stratégique. Il a animé également de nombreuses formations en leadership et management au Canada et à l’étranger pour les cadres politiques et d’entreprises au Proche-Orient, en Asie et en Afrique. Mr. Martin est l’invité du magazine Diplomat investissement et a bien voulu nous accorder l’entrevue qui suit.

Diplomat investissement: Quelle est la mission de l’Académie?

Richard Martin: l’Académie canadienne de leadership et développement du capital humain a pour mission de transmettre aux dirigeants d’entreprises publiques et privées les connaissances et l’expertise en coaching exécutif et aux cadres politiques des pays en voie de développement l’expertise et le savoir-faire canadiens en leadership et développement du capital humain pour leur permettre de relever les défis de la modernisation et de la mondialisation.

Vous êtes un des deux cofondateurs de CANLEAD. Pouvez-vous nous parler de votre dynamique d’équipe et qu’est-ce qui vous a amené à lancer l’académie ? Quels sont vos rôles respectifs ?

Je suis président-directeur général et Jean Tele Udimba est vice-président exécutif chargé de la stratégie et du développement des marchés. C’est à Jean Tele que revient la tâche d’ouvrir les marchés et chercher les opportunités commerciales. En plus de mes fonctions de PDG, je m’occupe entre autre, des opérations courantes, précisément la conception, la mise en œuvre et l’exécution des programmes de formation et de perfectionnement ainsi que les services connexes, tels que les services conseils, l’encadrement et le « coaching ». Nous avons aussi des collaborateurs qui interviennent dans plusieurs domaines d’actions stratégiques et techniques. C’est le cas de Mr Claude Janet, directeur du marketing et communication. M. Janet est notre force de communication et spécialiste des stratégies de promotion, un peu notre éminence grise en matière de communications et stratégies promotionnelles. Il a une expérience éprouvée en France et au Canada dans ces domaines. Il a fondé et dirigé des boîtes de communication et d’imprimerie en France et au Canada. Les valeurs de notre institution CANLEAD doivent être communiquées puissamment et méritent d’être connues afin que nos clients potentiels soient informés de la qualité de nos services.

Nous avons dans nos équipes professionnelles une responsable de l’organisation des évènements, l’ancienne directrice de la programmation pour le Forum économique de Davos, à laquelle s’ajoute une liste croissante d’experts de renommée internationale qui développent et prescrivent des séminaires de formation et de perfectionnement et des programmes de suivi et de mentorat tout en donnant des conférences de sensibilisation à l’absolue nécessité des programmes de performance pour favoriser la reproduction élargie des systèmes de production des pays en développement.

Sur le thème des communications, parlez-nous un peu du nom que vous avez choisi : Académie canadienne de leadership et développement du capital humain. En matière de communication quelle est la portée de votre nom commercial?

Notre nom commercial parle de lui-même. Nous sommes une académie, c’est-à-dire, que nous avons une expertise à transmettre de façon professionnelle. Nous sommes Canadiens. En tant que nation développée et moderne notre expérience est fondée sur des connaissances, des techniques et des pratiques acquises. Nous partons des modèles qui ont fait leurs preuves desquels nous tirons des principes théoriques et techniques que nous adaptons aux réalités socioéconomiques et culturelles de nos clients, à partir d’un cadre de référence en lien avec des réalités locales.

En tant que cabinet canadien, nos formateurs sont tous bilingues. Ils interviennent en français et en anglais. Ceci constitue pour notre cabinet un avantage concurrentiel sur le marché mondial de la formation et de l’entrepreneurship et cette particularité nous permet d’étendre notre offre à tous les pays francophones et anglophones afin de consolider notre position sur le marché de formation de leadership et du développement du capital humain. Rien ne peut être accompli sans leadership. Cependant, la qualité de ce leadership est d’une importance capitale pour le développement d’un pays. C’est pourquoi nous avons abrégé le nom de l’Académie à « CANLEAD ».

Pourquoi mettez-vous autant l’accent sur le leadership ?

Exposé de Richard Martin sur le leadership et Management
Exposé de Richard Martin sur le leadership et Management

Dans ce contexte, le développement du capital humain et le renforcement des capacités individuelles et organisationnelles passent nécessairement par cette nouvelle génération de dirigeants et cadres qui savent administrer, diriger, gérer, inspirer et influencer les ressources mises à leur disposition avec compétence en mettant au centre de l’entreprise, le profit – le travail – la transparence. C’est donc un système complet de gestion qui vise à bâtir des sociétés, des entreprises, des institutions fondées sur l’éthique de l’autre en emplissant correctement leurs mandats respectifs. Il faut qu’elles soient dirigées et gouvernées selon les normes les plus élevées et avec le plus grand professionnalisme. C’est notre vision: Créer un monde meilleur par un leadership sain, compétent et intègre.

Est-ce que vous concentrez vos efforts sur une région particulière du globe ?

our l’instant, notre objectif est l’Afrique francophone. Nous étendrons ensuite nos activités en Afrique anglophone et lusophone, etc. Ensuite, ce sera sûrement l’Asie, l’Amérique latine et les Caraïbes. Mais pour l’instant, c’est vraiment l’Afrique notre marché.

Pourquoi porter autant d’attention à l’Afrique ?

Ce n’est pas un tort de dire que l’Afrique est le continent de l’avenir. En effet, l’Afrique a un potentiel naturel, humain et technique énorme. Mais l’ingrédient « magique » restera toujours l’ingéniosité et l’initiative humaine. Le développement de pays essentiellement sans terre ni ressources nous démontre que c’est le capital humain qui donne la valeur à toutes les autres ressources. Il suffit de regarder les exemples de Singapour, Hong Kong, les Émirats arabes unis, le Japon et la Suisse pour vous en convaincre. En somme, ce dont l’Afrique a le plus besoin, en plus de l’argent, de techniques, de technologies et autres, c’est d’un capital humain performant et concurrentiel. En d’autres termes, l’intelligence, la confiance et l’estime de soi; la détermination, la collaboration et la coopération interafricaine; l’éthique sociale et des affaires; et surtout, d’une vision africaine. Aussi, les sens d’initiative, d’organisation, de responsabilité; la capacité de planifier, d’organiser, de diriger et d’exécuter. Voilà ce qui permettra de bâtir l’Afrique de demain. Nous possédons cette expertise et voulons proposer à l’Union Africaine de créer un nouveau leadership pour aider le continent africain à décoller. C’est ce qui explique notre dévolu sur ce continent qui a tous les avantages naturels d’un développement réel. Face à la mondialisation de l'économie, il est urgent pour l'Afrique de disposer d'un capital humain de qualité.Image title

Nous voulons aider le continent africain à se redécouvrir, sans quoi, malgré les plus beaux projets de développement et de gros financements d’investissement, sans une vision africaine de développement, sans un nouveau leadership, sans cette capacité à identifier et déployer le capital humain, les plus beaux projets d’investissement et de développement des pays africains continueront à patauger et à vivoter. En somme, il faut une mobilisation des capacités humaines, sociales et économiques qui met à profit l’ingéniosité, l’initiative et la créativité de tous les hommes et de toutes les femmes de ce continent.

C’est une belle vision que vous proposez! Quelles clientèles visez-vous ?

Merci ! Nous visons deux principaux marchés. D’un côté, il y a les organisations internationales et les entreprises multinationales et de l’autre, les gouvernements, entreprises, institutions et organismes nationaux, qu’ils soient publics ou privés. Dans les deux cas, nous communiquerons directement avec les dirigeants. Notre objectif est de les aider à renforcer les capacités de leurs gouvernements, entreprises, institutions, et d’orienter judicieusement l’apport de la coopération internationale.

Parlez-nous s’il vous plaît un peu de votre offre.

Nos séminaires, conférences et autres activités visent à faire un état des lieux et de mettre en exergue le besoin réel du développement africain et les limites institutionnelles et organisationnelles du continent. Il faut ensuite procéder au renforcement rapide et efficace des capacités de leadership, de prise de décision et de gestion des leaders gouvernementaux et politiques, des dirigeants et cadres supérieurs des organisations, institutions et entreprises, des cadres d’exécution et de conception et, dans certains cas, des entrepreneurs et autres professionnels. Nos programmes sont classés selon trois grands thèmes : le leadership gouvernemental et institutionnel ou politique (les partis politiques, les organes des pouvoirs exécutif, législatif, électif et judiciaire); le leadership entrepreneurial et corporatif (les entreprises de production de biens et services des secteurs publics et privés); et le leadership international ( les organisations de développement internationales bilatérales et multilatérales, les organismes de coopération internationale, les organisations non gouvernementales , les organismes nationaux ainsi que les organismes régionaux en Afrique.

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Quels sont des exemples concrets de formation que vous offrez ?

Nous avons des programmes vedettes, dont un séminaire par Jean Tele Udimba sur le « Leadership en diplomatie économique et financière ». La diplomatie doit être au service du développement économique et des investissements stratégiques. Ce programme vise les dirigeants, cadres et diplomates qui doivent trouver des sources innovantes de financement et des investissements pour leurs projets ainsi que le soutien diplomatique et politique pour les réaliser. Nous avons aussi un séminaire intitulé « Leadership et gouvernance des institutions publiques » qui vise les autorités gouvernementales ainsi que les dirigeants et cadres du secteur public. Nous avons aussi un séminaire en « Leadership éthique en milieu médico-sanitaire éducatif » pour combler un besoin très précis dans les hôpitaux et autres organisations sanitaires et pour doter des outils de prévision et de résolution des problèmes éthiques du système éducatif.

Nous avons aussi un séminaire intitulé «Leadership et diversification économique dans l’optique de soutenir la croissance ». L'objectif stratégique principal est de permettre aux dirigeants africains de réduire leur dépendance à une seule source ou à un nombre limité d’activités économiques et renforcer sa résilience. La diversification permettra aux pays africains de mieux affronter les inévitables soubresauts du marché et d’offrir de meilleures opportunités d’emploi et de croissance à la population.

C’est varié ! Est-ce qu’il y a un principe fondamental qui sous-tend cette diversité ?

Effectivement, c’est très varié, mais en fait il y a trois principes qui nous guident :

Le premier principe est la complémentarité des sujets pour donner aux participants l’opportunité d’approfondir les compétences transversales, et la capacité de mettre sur pied des institutions de la bonne gouvernance. On ne peut pas avoir de leadership efficace qui forme des décideurs et intègres sans mettre en place des structures et processus de gouvernance qui respectent les meilleures pratiques internationales. Par ailleurs, ces pratiques et le respect des normes de bonne gouvernance sont exigés par les bailleurs de fonds et les grandes organisations internationales, par exemple la Banque mondiale.

Les investissements vont vers des pays et des entreprises qui respectent des normes élevées de gouvernance, de transparence et de productivité. Les pays et organisations performantes sont aussi celles qui sont les plus aptes à se développer. En somme, la prospérité économique et sociale, le bien-être et la création des richesses passent nécessairement par la règle de droit ainsi que l’application des normes internationales d’éthique et de la bonne gouvernance qui garantissent la performance du système économique et social au niveau mondial. Nous vivons dans un monde interconnecté et multipolaire. Le leadership est incontournable pour assurer le niveau de productivité et de compétitivité. Tous les pays du monde ont le potentiel de leadership et des leaders potentiels. Il suffit juste d’une volonté politique qui consiste à combattre l’antivaleur, le despotisme et le favoritisme et d’imposer un système de mérite. Ce qui manque souvent, que ce soit au Canada, en Europe, en Afrique, peu importe, c’est le leadership et la capacité de diriger. Des techniciens, il en faut et il y en a. Mais il faut aussi des gens capables de diriger, de gérer les projets, de prendre des décisions judicieuses et justes dans la transparence.

En somme, vous semblez dire, «Les connaissances sont essentielles, mais le savoir-faire et le savoir-être le sont aussi». Quels sont les deux autres principes ?

 Vous l’avez très bien dit. Nous assurons la formation de l’homme leader. Étant donné que seule la pensée crée et qu’elle n’est pas créée, nous mettons à la disposition du leader tous les outils lui permettant de développer à tous les participants une conscience morale et une ferme volonté qui oriente cette conscience au service de la bonne cause. Il est donc question d’explorer toutes les dimensions éthiques du participant et de conditionner sa raison à la connaissance et à la compréhension de l’autre pris comme une version de lui. En somme, nous développons l’humain complet. On peut « connaître » bien des choses sans avoir la sagesse et la maturité et l’intégrité pour diriger correctement.

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Marie-Josée Loiselle, associée de l’Académie

Elle a aidé des groupes d’autochtones dans le nord du Québec à diversifier leurs sources d’emploi et de richesses. Il faut noter aussi que beaucoup de régions, de villes et de villages au Canada ne vivent que des activités minières pour les uns, agricoles ou forestières pour les autres. Ils manifestent fortement le besoin d’une politique de diversification pour accélérer le processus de création d’emplois et de richesses. C’est similaire à bien des régions de l’Afrique, du Moyen-Orient, de l’Asie ou de l’Amérique centrale et du Sud. Le Canada est un pays de richesses naturelles énormes, mais nous avons appris à les exploiter pour créer de la richesse pour le plus grand nombre, pas seulement une coterie de privilégiées. Marie-Josée peut donc amener ces connaissances et ce savoir-faire partout où les gens en ont besoin. Ce n’est qu’un début.

Nous avons aussi des associés qui sont experts et chefs de file en gouvernance organisationnelle et institutionnelle, en responsabilité sociale, en partenariats publics-privés, etc.

Et le troisième principe ?

Le troisième principe est en réalité le plus important : Le client

Claude Janet, directeur marketing et communications
Claude Janet, directeur marketing et communications

Le plus important dans toute entreprise, c’est le client. C’est-à-dire, nous ne travaillons pas pour nous-mêmes. Nous sommes là pour nos clients, qu’ils soient des entreprises, des entrepreneurs, des dirigeants, des cadres, dans les domaines politiques, gouvernementaux, organisationnels ou institutionnels.

C’est un bon point pour terminer. Merci de votre collaboration.

Je vous en prie.

Propos recueillis par Emmanuel Dieudonné Kaldjob, PhD 
Consultant, Chargé des projets
Responsable des relations Internationales

© Diplomate investissement



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